Mardi 8 décembre 2009
2
08
/12
/2009
22:11
Depuis plusieurs années, une dualité se livrait bataille dans mon esprit, donnant tantôt l'avantage à un point de vue, tantôt à l'autre, selon l'avantage que je pouvais
tirer du vaincqueur à cet instant T (!).
Etes-vous d'accord avec moi si j'affirme que dans notre culture française, s'il est concevable d'acheter un chien, voir même faire un réel investissement pour un chien d'une race que l'on
affectionne tout particulièrement, payer un chat au-delà de la somme symbolique, traduisant notre investissement/engagement personnel à offrir à cet être vivant tout ce dont il sera nécessaire
pour sa santé et son bien-être parait déplacé? Les arguments qui peuvent être avancés:
- Tant de chats dans les rues, les fermes! Il n'y a qu'à laisser sa porte d'entrée entrouverte pour qu'un petit minou sans domicile fixe fasse de notre maison son
nouveau foyer.
- Un chat vagabonde, il paie cher le coût de sa liberté: bagarres avec les caïds du quartier, poursuites par le chien du voisin, rencontres violentes avec les
voitures, quand il n'ingère pas la mort au rat de cet autre voisin. A quoi bon dépenser tant d'argent pour une vie si incertaine?
- Un chat est un chat. Ce n'est ni sa race, ni son pédigree qui vont nous assurer une plus grande affection de sa part, une plus grande intelligence ou une
santé garantie sans défaillances.
- Un chat de races? Quelles races à part le Persan et le Siamois? Si un grand nombre d'entre nous est capable de reconnaître une bonne dizaine de races de
chiens, il en est tout autre de nos petits félins. Il en résulte un manque de connaissances concernant les caractéristiques physiques et les prépondérances de caractères de chaque race.
Voyons quelle est notre démarche lorsque nous envisageons de prendre pour compagnon de vie un chien:
- Une première solution est de se rendre dans un refuge (Journées d'adoption les 13 et 14 décembre), et laisser
le destin faire son oeuvre à la croisée de nos regards. C'est quitte ou double, oui il y a des possibilités pour que ce chien ait une histoire qui l'ait rendu fragile, perturbé mais
majoritairement ils restent malgré tout très équilibrés et l'amour qu'ils nous porterons ne sera d'aucune commune mesure.
- Une seconde solution: Faire l'inventare de ce que l'on peut proposer à notre futur compère en terme de cadre de vie (ville, campagne), d'espace, de temps libre
que l'on pourra et voudra bien lui consacrer, de budjet toilettage, budjet nourriture et soins courant. Interrogeons nous également sur ce que l'on attend de sa présence: qu'il reste
sagement près de nous à la maison, qu'il nous accompagne en footing, qu'il soit l grand ami des enfants, qu'il garde la propriété,etc. Enfin, ne pas accuser nos préférences pour tels ou tels
critères physiques. Il découlera de cette étude plousieurs races pouvant corrspondre à nos souhaits, mais qui sera aussi une assurance de bien-être de notre chien au travers de la vie que nous
comptons lui proposer.
Pourquoi ne pas retranscrire cette démarche pour l'acquisition d'un chat?
En 2003, lors de ma formation au métier d'Auxiliaire Spécialisée Vétérinaire, j'ai découvert toutes les races de chats existantes. Je peux vous confirmer qu'il n'est pas
si facile de mettre un nom sous chaque photo quand on a été abreuvé d'images et le magazines majoriairement canins! Coup de coeur pour le Skogkatt, encore appelé Chat des forêts Norvégiennes.
Comme à mon habitude quand un fait retient mon attention, je me suis documentée, je suis allée rencontrer une éleuveuse. Sa stature solide, son pelage généreux, ses grosses patounes de velour en
font un chat digne de la savane... de comptes de fée. En effet, associé à ce physique majestuex, il a un caractère en or: pas une once d'agressivité, très curieux, joueur, (et pêcheur...?).
En cette année 2003 je vivais déjà avec Tzara, chaton boiteux retrouvé sur le pas de ma porte, en 2002. J'aspirais vraiment à agrandir notre "tribu" avec un norvégien. Cependant, je
n'arrivais pas à franchir le pas, pour toutes les raisons évoquées si dessus. Les mois ont passés. Une autre minette issue de la rue à fait un séjour chez moi avant de rejoidre le foyer de mes
parents. Puis cette année, ce 6 septembre, de nouveau une rencontre qui a fait chavirer mon coeur. Coup de coeur pour ses hats. Mais s'il n'y avait eu que ça, je l'aurais étouffé, comme la fois
précédente; Mais j'ai également eu un coup de coeur pour la dame. Au travers ses paroles, son regard, j'ai ressenti tout l'amour et l'admiration qu'elle portait à ses minous, et j'ai eu envie de
me donner la possibilité de vivre la même chose, les même émotions.
Voilà, j'ai franchi le pas. Rudy, Tzara et Enya m'accompagnent au quotidien.Oui, j'admire
Enya. Non, je ne regrette pas d'avoir cédé à la tentation d'ACHETER un chat. Est ce que je vis chaque jour en ayant peur de perdre mon chat? Oui, Tzara, car c'est lui qui s'absente une nuit, voir
deux à la suite. J'aime ce chat plus que tout autre. Je pourrais écrire tout un paragraphe sur ce qui nous rapproche. Je vais y penser... Bref, je tremble à chaque fois que je lui ouvre
la porte afin de le laisser vivre sa vie de chat de campagne.
Enya, Tzara, ces deux chats me sont précieux. Ils ont une grande valeur pour moi, bien au-delà de leur valeur
sur le marché. Maintenant je suis rassurée, je sais que mon amour pour eux ne sera jamais fonction de l'argent investit (ou non).