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  • : Laure Prenant, Comportementaliste et gérante d'Animal'Home
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  • : Suivez jours après jours la création, la naissance puis la maturation de mon entreprise de Services Animaliers dans la Sarthe. www.animal-home.fr Découvrez également le métier de comportementaliste. Blog pour les amoureux des animaux désireux de mieux les connaitre pour mieux les comprendre!
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Mardi 11 novembre 2008

    

                                                   Une grande antithèse: le chat et la ville.

     Si de nombreux matous s'épanouissent à merveille d'une vie douillette en appartement, ou encore en maison sans ressentir le besoin de mettre e bout du nez dehors, dont ont l'âme vagabonde, et RIEN ne leur fera passer leur envie de liberté. Tenter de leur expliquer que la vie citadine est bien trop dangereuse pour lui (plus que les routes de campagne? Pas si sûr après tout), gardez fenêtres et portes closes et il manifestera son mécontentement, ou plus exactement son stress pas un comportement dit "gênant" est très stressant pour nous: marquage urinaire, miaulements intempestifs, griffades sur les meubles,... Il en fût ainsi pour Tzara, mon chat.

     Dans un premier temps nous avons vécu en appartement. Mon petit loup m'a fait vivre un calvaire! Non seulement par les désagréments cités ci-dessus, mais aussi car je le sentais perturbé, "mal dans ses poils", et que je ne pouvais lui proposer autre chose à ce moment là. J'ai essayé la solution de facilité: un traitement médicamenteux. Certes, je dormais mieux la nuit, mais mon chat ne se sentait pas mieux. Il exprimait juste moins franchement son inconfort.

    
Tzara Ensuite, pour son plus grand bonheur, qui fut également le mien, nous avons aménagé à la campagne. Un petit peu moins de confort, c'est vrai, mais quel sentiment de plénitude d'ouvrir ses volets et d'apercevoir écureuils, lapins, de vivre dans un milieu riche en couleurs, qui évolue au rythme des saisons. Et surtout: de voir ses animaux vivre leur vie, celles-ci n'étant plus uniquement calquées sur nos horaires de travail, rythmée par le petit quart d’heure de promenade entre deux rendez-vous. Tzara vivait à son propre rythme: sieste la journée, puis il partait en chasse à la tombée de la nuit jusqu'au petit matin. Toujours au même créneau horaire, il miaulait sous ma fenêtre jusqu'à m'extirper de mon sommeil pour que je lui ouvre la fenêtre. J'étais heureuse de le voir vivre SA vie de chat comme il l'entendait. Pour autant il n'était pas plus distant avec moi. "Indépendant" ne veut pas dire solitaire au coeur de pierre. Bien au contraire, s'épanouissant chacun dans ce nouveau contexte, nos pauses tendresse étaient fréquentes, nous étions dans un état d'esprit propice pour les apprécier comme il se devait.

     
      Retour à la ville. Il était illusoire de croire que mon chat resterait entre les quatre murs du jardin. Ces frontières n'ont de sens que pour les humains qui les érigent. Le route n'est pas loin, mais je me rassurais en me disant que Tzara saurait ce satisfaire du "côté cour" des maisons environnantes. Je ne veux plus le tenir captif. Il a accès comme il le souhaite à l'extérieur. Et une nuit, quand je commençais à croire que j'avais imaginé ces dangers à tort, il est revenu accidenté. Pauvre minou a dû se coincer la queue dans un portail automatique comme ceux des parkings sous terrains privés. Pas de plaie, mais ses vertèbres caudales se sont détachées du reste de sa colonne vertébrale à vouloir s'extirper de ce piège. Ses griffes limées à l'extrême témoignent de l'effort et de la panique qu'il a du fournir. Les effets subis étant irréversibles, son vétérinaire à dû lui amputer la queue. Me voici avec un "chat-Bobtail", ou "chat-babouin" pour ceux qui veulent me taquiner. Il avait encore sa collerette qu'il voulait repartir à la conquête des grands espaces. A défaut d'une liberté totale, je lui laissais arpenter le jardin sous mon attentive surveillance. Ses tentatives d'évasions furent veines: je l'ai à l'oeil mon protégé! 



     Aujourd'hui, Tzara a retrouvé sa forme. Ses poils repoussent. Bientôt cette effrayante expérience ne sera plus qu'une anecdote pour nous deux. Le dilemme se pose alors: est-ce que je le garde en sécurité et au chaud à la maison, avec la baie vitrée de la véranda comme seul rapport à la nature, ou le laisser libre, vivre une vie de chat aux risques et périls de sa vie? Chacune des deux possibilités ont leur légitimité. Aussi dorée soit-elle, une prison reste une prison. J'ai fait mon choix. Je ronge mon frein à chaque fois que je ne le trouve pas couché à mes pieds à on réveil, cependant je ne veux aller à l'encontre de sa nature. Je dois accepter que la liberté, ou pour un animal: la vie sauvage, est riche en aléas, elle peut-être risquée, mais Ô combien épanouissante!


                                    Fais attention à toi Minou.
 
Par Laure Prenant - Publié dans : A propos de nos animaux
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Samedi 11 octobre 2008

Depuis de nombreuses années je traverse Coulaines pour aller au Mans ou pour une rapide escale au Fenouil. Ma connaissance du paysage de cette ville se résumait à son artère principale: le boulevard Saint-Nicolas puis le boulevard Saint-Germain. Lors de mes passages j'avais bien remarqué les bacs merveilleusement fleuris et les espaces verts très bien entretenus, mais les oeillères m'ont trop longtemps empéché d'apercevoir la vraie richesse de cette ville.



Ce n'est que récemment que j'ai pris le temps de m'éloigner de cette artère pour découvrir les innombrables veinules qui mènent aux poumons verts de la ville. Je devrais même dire "de l'agglomération" compte tenune de l'étendue occuppée par la nature.Ce sont Carla, Urba puis Bacchus qui m'ont mené au travers des Chemins Creux. A chaque nouvelle promenade, un nouvel itinéraire. A chaque nouvel itinéraire, un nouvel émerveillement: la Maison des Chemins Creux, l'Arboretum et sa vue panoramique, les allées sinueuses, tantôt à ciel ouvert, tantôt bordées de haies généreusement fournies de mûrs.















Ma dernière promenade, toujours accompagnée de Bacchus, fût le comble de l'émerveillement. Par un après-midi ensoleillé (d'autant plus appréciable qu'ils se font plus rares en cet saison), le paysage encore humide sublimait les doux rayons du soleil. Sans destination définie on profitait de cette magnifique journée. Nos pattes nous ont mené au parcours de santé...


 














     Vous trouverez sur le site de Coulaines ainsi qu'à l'accueil de la mairie le plan de ces somptueuses ballades.
Régalez-vous!

Par Laure Prenant
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Mardi 9 septembre 2008
     Vous avez été nombreux encore cette année à vous être déplacés à cette 36ème édition de la Foire aux chiens. D'après le Maine Libre du lundi 8 septembre, les 2/3 des chiots présentés ont été adoptés. Cela me paraît énorme! Mais il est vrai que j'ai vu de nombreux chiots trouver refuge dans les bras des visiteurs.



     Cette journée est passée très vite. Je suis arrivée à 7h15 sur le terrain, ou du moins aux portes d'entrée car le temps que les premiers véhicules soient gérés, il était 7h45 losque nous avons commencé à nous établir. Il faut dire que certains tentent de se trouver une petite place alors qu'ils ne se sont pas inscrits, alors évidemment, cà perturbe l'organisation!

     Le temps de monter le stand, d'accrocher les panneaux de présentation ainsi que les portraits de vos compagnons, les premiers visiteurs parcourraient déjà les allées. Il est certain que si l'on souhaite un chiot en particulier, avec des critères bien définis, il est plus sûr de venir rencontrer les éleveur avant que le flot de visiteur ne vous empêche d'accéder aux exposants et de discuter sereinement avec eux!

     Personnellement, j'ai pris plaisir à venir à votre rencontre, vous présenter mon activité et discuté avec vous de vos animaux. J'ai également pu écouter vos histoires émouvantes à leur sujet... Nous ne pouvons malheureusement espérer vivre avec un animal de compagnie sans connaître un jour le malheur de les voir partir. Mais avant cette épreuve, il y a toutes ces années où ils vous ont apportés beaucoup de bonheur, où ils ont fait les quatre sans coups qui vous ont fait parfois rire, parfois devenir rouge de rage! Qu'est-ce qu'on les aime nos bêtes! Certaines personnes doivent découvrir ces jours-ci les joies d'être propriétaire d'un chien, mais aussi les contraintes que cela engendre. Pourvu qu'ils y avaient pensé avant...


Par Laure Prenant - Publié dans : Animal'Home
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Mardi 2 septembre 2008

     Animal'Home change d'adresse. Depuis le 1er Septembre le siège social se trouve au Mans, 62 rue Saint Aubin. Les numéros de téléphone ne changent pas, pour tous renseignements et réservations vous pouvez me joindre au 02 43 47 30 45 ou 06 76 66 37 22.

     Aléas du déménagement: je n'ai pas encore de connexion Internet établie. C'est pour cette raison que je peux mettre un peu (trop à mon gout!) de temps à répondre à vos demandes de renseignements et que ce blog sommeille. Je vous en présente mes excuses. Je vais tout mettre en oeuvre afin que cela n'entrave pas nos relations.

     Comme le temps passe vite! La haute saison qui s'achève, il me faut préparer la Foire aux chiens de Guécélard qui se tiendra ce dimanche afin de vous présenter un stand attractif qui réponde à vos demandes d'informations.

    Il me reste également à mettre en ligne les frimousses de vos compagnons avec qui j'ai passé la fin de cette saison estivale.

     Je souhaite vous remercier pour les marques d'attention que vous avez eu à mon égard: cartes postales, cadeaux souvenirs, spécialités culinaires de votre lieu de villégiature... ainsi que vos impressions sur mes prestations m'ont fait très plaisir et m'ont conforté dans le choix de l'activité que j'exerce.

A très bientot, à Guéclard ce week-end peut-être?!

Par Laure Prenant - Publié dans : Animal'Home
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Vendredi 22 août 2008

Tout l'été, Laure a gardé les animaux des vacanciers

Laure Prenant va rester une demi-heure avec le chat Globule.
Laure Prenant va rester une demi-heure avec le chat Globule.

Le service à domicile se développe... Même pour les animaux ! Au Mans, une jeune femme de 25 ans a créé son entreprise animalière...

     Un coup de brosse, de la nourriture, un changement de litière et pas mal d'affection... Comme tous les matins d'août, Laure Prenant fait sa première tournée de la journée : « Je vais chez des personnes qui sont en vacances mais aussi chez celles qui travaillent ou qui sont hospitalisées, qui ne peuvent pas s'occuper de leurs animaux de compagnie et qui culpabilisent. C'est une alternative à la pension, qui, souvent, perturbe les animaux. » Le concept est innovant en Sarthe.

  
     Début juillet, après un parcours d'auxiliaire vétérinaire, la jeune femme de 25 ans décide de créer sa propre petite entreprise avec des projets plein la tête et un objectif : être professionnelle. Formation pour le transport animalier, assurance pour la responsabilité civile, mais aussi, respect de l'intimité des personnes : « C'est délicat pour les gens de laisser leurs clés. Je ne rentre pas dans les pièces où je n'ai pas besoin d'aller, je ne regarde pas les effets personnels. » Et Laure laisse également une trace de son passage, comme après cette visite à Globule, un chat d'appartement potelé : « À chaque fois que je viens, je l'indique sur une fiche avec des commentaires sur ma visite : il a quémandé des caresses, il a pris l'air, il a mangé avec appétit... Quand les propriétaires rentrent, c'est un peu la carte postale de leur chat ! »


Des conseils comportementalistes


Passionnée, la jeune femme s'attache à ses chats, chiens, pigeons voyageurs et même... Piranhas ! « Enfin, eux, je leur donne de la nourriture vite fait. Mais pour les chiens et les chats, ça me fait plaisir quand ils m'acceptent et qu'ils me font des gros câlins ». Pas de forcing, « si l'animal est en retrait, je ne suis pas là pour l'obliger à accepter les caresses » mais donner des conseils comportementalistes aux propriétaires : « Ce n'est pas de l'éducation, c'est plus pour les aider à comprendre quand leur animal a peur ou pourquoi il est agressif ».

En août, les journées de Laure sont non-stop. Et après le retour des vacanciers ? « J'aimerais proposer à des écoles, des interventions sur la relation à l'animal de compagnie. Et peut-être aider les personnes âgées dans des foyers logements à garder leur petit compagnon en me portant garante si les familles sont éloignées ».

 

Élodie FORÊT.

  

Pratique. Animal'home, www.animal-home.fr, 02 43 47 30 45. Sept jours sur sept. Sur le Mans et dans un rayon de 30 km.

Ouest-France
Par Laure Prenant - Publié dans : Animal'Home
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Mercredi 20 août 2008

 
    Non, je n'ai pas déserté ce blog. Seulement, on va dire que mes journées sont trop courtes. Je m'occuppe de vos petits cette semaine, et j'en suis ravie! Un peu fatiguée aussi, mains je ne m'en plains pas, au contraire! D'ici peu, retrouvez la bouille de votre compagnon dans l'album photo du blog de Animal'Home. Un article est également en cours de rédaction. Le sujet m'a été inspiré par les confidences des propriétaires revenus de leur périple. Toutefois, vous pourrez me retrouver dès demain jeudi 21 dans votre quotidien Le Maine Libre. Il me semble qu'ils m'ont fait l'honneur d'avoir consacrées quelques lignes à Animal'Home. A voir...

                                                                                                                    A tout bientôt.

 

 

Par Laure Prenant - Publié dans : Animal'Home
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Lundi 11 août 2008

     Comme chaque année le premier dimanche de septembre aura lieu la

36ème édition de la Foire aux chiens de Guécélard

Lieu d'échanges et de rencontres entre les éleveurs et les passionnés du monde canins et félins, mais pas seulement: bric à brac et divers activités sont également proposées.

  Animal'Home viendra à votre rencontre lors de cette manifestation.
Je serai présente pour vous accueillir au stand qui lui est réservé.

Par Laure Prenant - Publié dans : Animal'Home
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Dimanche 3 août 2008

En introduction d'un article du dernier numéro du magazine Ca m'intéresse: "Les animaux en proie à des accès de violence ne sont pas devenus fous. Ils sont malades... de l'homme".

     D'après cet article, les situations où les animaux non domestiques s'en prennent à l'homme se multiplient au cours de ces dernières années. Lièvres, écureuils, gorilles, sangliers, éléphants, requins,... tous, à un moment donné sont sortis de leurs gonds et ont fait preuve d'agressivité. Parmi les explications proposées:

     - Des raisons biologiques: les femelles en chaleur induisent une surexcitation des mâles de l'espèces.

     - L'addiction à... la drogue: des écureuils ingèrent leur dose de crack se trouvant dans les détritus de la ville. En manque physiologique, ils perdent le contrôle de leur comportement.

     -  Les faits divers concernant l'attaque d'une personne par un animal de zoo ou de cirque noircissent (trop) régulièrement les pages de nos journaux. Parce que l'on n'étouffe jamais totalement les instincts d'un animal, qu'il soit sauvage ou domestique, les animaux instrumentalisés (pour le travail, l'exploitation de leur peau ou de leur chair, les spectacles, les zoos "à l'ancienne" où l'on expose la bête sans se préoccuper de leur cadre de détention,...) peuvent laisser s'exprimer leurs pulsions agressives envers l'homme lorsque la pression est trop grande.

     - Et la majorité de ces actes ont pour origine les effets de l'homme sur l'environnement: les territoires des animaux diminuent au fur et à mesure que les constructions humaines sortent de terre. La restriction  de la surface des espaces vitaux ainsi qu'une onmiprésence humaine engendrent stress et agressivité chez les animaux sauvages. Qui plus est, le panel des ressources alimentaires s'amoindrit et perd ses qualités nutritives. Quand ils ne trouvent plus assez de substances dans leur habitat naturel, ils s'approchent des habitations pour se servir dans nos détritus. Une telle proximité se fait rarement en bons termes...

     Si dans la nature les systèmes hiérarchiques permettent de canaliser les conduites agressives "innées", il en est tout autre en ville: En Indes les femmes et les enfants, assimilés comme les êtres les plus vulnérables de leur espèce, prennent le rôle de boucs émissaires et subissent alors les sauts d'humeur des macaques.



     Les animaux auraient-ils décidé de s'insurger contre l'invasion des Anthropoïdes que nous sommes? Il n'en est rien. Nous sommes les seuls à établir des stratégies pour porter nuisance, battre et combattre autrui. L'animal réagit aux stimulations de son environnement et ses actes violents sont dictées par leur instinct de survi de l'espèce. Le monde que nous leur proposons aujourd'hui est contre leur nature. Non seulement il leur est incompréhensible, mais aussi nuisible. Toutefois, ne faisons pas généralité de ce que ces faits exceptionnels traduisent. Heureusement il existe encore des petits paradis ou l'homme et l'animal vivent en parfaite cohabitation. Aujourd'hui nous sommes conscients des répercussions des activités de l'homme sur la faune et la flore . Il ne nous restent qu'à mettre en application toutes les consignes dites  "écologiques" ou "d'écologie durable" ou tout autre appellation en vogue sur ce sujet... Et surtout, respecter tout être vivant, quelque soit sa forme.

"L'appartenance de tous les organismes à un tout indépendant n'implique pas qu'ils aient une valeur, ni intrinsèque ni égale. On peut considérer qu'ils ont une valeur simplement parce qu'ils sont nécessaires à l'existence de tous".
                                                                                                                                                                            Peter Singer 

Par Laure Prenant - Publié dans : Actualité animalière
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Lundi 28 juillet 2008

     Le temps d'une promenade au grand air, d'un agréable après-midi chez des amis ou lors de l'aménagement de deux personnes ayant chacun un chien sous le même toit,... Les situations où notre chien cotoie ses congénères sont aussi divers que variées. Parce qu'il est un animal sociable, le chien est demandeur de ces rencontres. Vous pensez qu'il n'en ai rien avec le votre compte tenu de sa réaction lorsque vous croisez un autre chien dans la rue (il gragne, aboie et pour peu vous arracherait le bras à tirer)? Détrompez-vous.

     Par manque d'habitude, lorsque les contacts avec ses congénères se font rares, certains chiens peuvent avoir peur dans les premiers temps. Comme s'ils avaient oublié le "mode d'emploi" des échanges inter-spécifiques. N'en est-il pas de même pour nous lorsque pour divers raisons nous nous coupons de la vie active. Il nous parait alors très dur de faire un pas vers les autres. Nous sommes la preuve que cela n'est pas irréversible. Les chiens se posent même beaucoup moins de questions que nous! Très rapidement ils retrouveront l'ensemble des codes qui leur permettront de faire part de leurs émotions et de leurs intentions aux autres chiens, et eux-même sauront déchiffrer ceux des autres.



     Les clôtures, les laisses, les muselières sont autant d'éléments qui entravent le bonne réalisation du comportement rituel de la phase d'approche, puis de découverte du congénère. La communication est alors incomplète, ambigue pour chacun d'eux. Il suffit que le propriétaire appréhende cette rencontre et raccourcisse la laisse pour que le chien identifie cette situation comme étant potentiellement dangereuse. La tension perçue au bout de la laisse éveille l'inquiétude de notre compagnon. Ne pouvant fuir devant cette situation anxiogène, il ne lui reste que la menace pour se défendre (d'où la "bête féroce" qui se démène à nos pieds). Pour cette raison la rencontre entre chiens se fera sans laisses. Ils seront libres de leur mouvements. Corrélativement elle aura lieu sur un terrain clos, ou tout au moins éloigné de toute voie de circulation. Enfin, le terrain doit être neutre, c'est à dire que de préférence il ne correspond pas aux espaces vitaux des protaginistes.
Dernier point très important: les chiens doivent être détachés en même temps.

     Les rencontres entre un mâle et une femelle se déroule généralement très bien. Tout comme envers les chiots, le chien possède une inhibition innée qui l'empêche de blesser les femelles. C'est ce qui explique la grande précaution avec laquelle les chiens adultent miment le combat avec les jeunes, ainsi que leur extrême patience envers eux (en dépit des poils tirés et des pattes machouillées). Il se pourrait même que ce soit la femmelle qui mène la vie dure à son partenaire. Madame connaît ses prérogatives et ne s'en cachent pas pour les faire valoir!
Les rencontres entre mâles peuvent aboutir en quelques brèves altercations qui peuvent impressionner par le volume sonore qui s'en échappent. Ca ressemble fortement à combat, mais il s'agit juste d'une "mise au point", de l'établissement du rapport relationnel entre ces deux individus: dans cette situation donnée tel chien en sortira dominant par rapport à l'autre, et ce dernier sera à son tour dominant par rapport à un troisième chien,... Notons que ces rapports peuvent complétement changer dans un tout autre contexte. Les blessures réelles sont très rares. La richesse de l'éthogramme des animaux est fait pour régler les conflits aussi pacifiquement que possible, l'affrontement étant l'ultime recours. Dans la grande majorité des cas, s'en suivra de cette rencontre une grande partie de jeu.



     En respectant ces quelques points vous pourrez pleinement apprécier le spectacle qui s'offre à vous: vous connaissiez ce chien qui sait si bien se faire comprendre de vous grâce au langage très personnel qui s'est établit entre vous, vous le découvrirez dans sa vraie nature de chien: un être qui prend du plaisir à être avec les siens, faisant fit de la taille, de la couleur, de la race, de la provenance de son compagnon
de fortune.

Par Laure Prenant - Publié dans : A propos de nos animaux
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Jeudi 24 juillet 2008


     "La Grande lacune de l'éthique jusqu'à présent était qu'elle ne croit avoir affaire qu'à la relation avec l'homme à l'égard des humains. Mais en réalité il s'agit de son attitude à l'égard de l'univers et de toute créature qui est à sa portée. L'homme n'est moral que lorsque la vie en soi, celle de la plante et de l'animal aussi bien que celle des humains lui est sacrée, et qu'il s'efforce d'aider, dans la mesure du possible, toute vie se trouvant en détresse".


                                                                                Albert Schweitzer, philosophe (1875-1965)

Par Laure Prenant - Publié dans : Au fil des pages
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